
De gauche à droite : Micheline Beaudry-Bruneau, administratrice ACFA ; Jaclin Bisaillon, administrateur ACFA ; René Mongeau, président de l’Ordre des agronomes du Québec et président d’honneur de la campagne de levée de fond «Maison de répit»; Nathalie Roy, secrétaire-trésorière, ACFA ; Maria Labrecque-Duchesneau, directrice générale et 2ième vice-présidente ACFA ; Loïc Hamon, directeur général, journal La Terre de chez nous (média officiel) ; Gisèle Dallaire, administratrice ACFA ; Gabriel Beauregard, administrateur ACFA ; Christine Létourneau-Alix, 1ière vice-présidente.
Voir le lien:

Président de l’Ordre des agronomes et président de la campagne de levée de fonds – Maison de répit
MOT D’OUVERTURE POUR LA CAMPAGNE DE FINANCEMENT POUR UNE MAISON DE RÉPIT – 30 AOÛT 2011 – EXPO-CHAMPS
C’est avec conviction que j’ai accepté de présider cette campagne de levée de fonds, lancée par «Au cœur des familles agricoles», en vue de la réalisation de ce projet : ‘’ une maison de répit pour le milieu agricole’’.
D’abord à titre de président de l’OAQ, puisque les agronomes ont toujours été des collaborateurs proches des agriculteurs. Proches d’eux pour développer ou pour s’adapter à de nouvelles réalités. Pour moi il allait de soi que nous devions aussi être de ce combat, un combat non pas agronomique cette fois, mais humain et qui concerne ceux et celles avec qui nous partageons au quotidien, notre monde.
L’objectif de ce projet d’une ‘’maison de répit’’ va donc tout à fait dans ce sens… ‘’L’adaptation ’’ une adaptation qui nécessite des moyens appropriés à la réalité des agriculteurs. Une réalité que l’organisme ‘’Au cœur des familles agricoles’’ a bien identifié : sans des moyens adaptés, face à cette réalité qui peut nous atteindre tous, une réalité qui n’est pas exclusive au secteur agricole mais qui l’affecte davantage que tous les autres secteurs de la société (réf. rapport Lafleur). Sans des moyens adaptés il y a un grand risque de manquer le bateau dans notre propre domaine.
C’est donc avec conviction que j’ai accepté ;
Parce que tout au cours de mes années passées auprès des agriculteurs, j’ai pu mesurer toute l’énergie qu’il faut de leur part pour faire ce métier,
Parce que j’ai bien senti que c’est un métier qui se pratique sans filet, et … si la malchance frappe…
Parce que souvent, comme vous probablement, j’ai réalisé combien cette chance de passer au travers des années sans anicroches majeurs, ne tient qu’à un fil.
Le passage de la tempête tropicale Irène rappelle d’une certaine façon ce sentiment qu’on peut éprouver quand on a perd le contrôle sur les événements. Un sentiment que les riverains du Richelieu par exemple ont vécu en Montérégie le printemps dernier. Où, jour après jour ils ont vu s’additionner les catastrophes, de la fonte rapide de la neige dans les montagnes du Vermont, ensuite de la pluie… et encore de la pluie…, comme jamais on en avait vu. Des moyens pour résister ont été pris individuellement, puis collectivement. Se battre jour après jour contre des événements incontrôlables. Que pouvaient-ils espérer ?... Que cela cesse…Avoir au moins un ‘’répit’’… ‘’Un petit répit’’… Le temps de reprendre leur souffle,… de refaire leurs moyens au moins.
Voilà ce qu’offrira cette maison,… ‘’un répit’’…, un répit souhaitée pour ceux et celles qui ne voient pas… temporairement… le bout du tunnel.
C’est cette lueur d’espoir qu’il faut, pour se relever,… qu’offrira la maison de répit… Et j’y crois. …Je crois en cette possibilité de se relever quand les bons moyens sont là… Décoller de son quotidien le temps d’une pause… avoir accès à des ressources compétentes… c’est se donner la chance de s’en sortir.
Voilà les raisons pour lesquelles j’ai accepté ce mandat et fais appel à votre solidarité.
Tous ensemble, je nous invite à poser quelques briques chacun à cette maison de répit… et faire une une référence … à laquelle nous aurons tous contribué.
René Mongeau, agronome
























